SCÈNE VIL
DABINS, MÉLAC père.
MÉLAC PÈRE le regardant aller.
O respectable ami! (A L>ab'ms.) Qu'avez- vous à m'annonm de si pressé, monsieur Dabins ?
DABINS.
Monsieur, c'est avec douleur que je le dis : il n'est plus temps de se taire, il faut tout déclarer.
MÉLAC PÈRE échauffé.
Qu'est-ce à dire? tout déclarer!
DABINS.
L'affaire est sur le point d'éclater : les apparences vous accusent.
MÉLAC PÈRE
Les apparences ne peuvent inquiéter que celui qui s'est jugé coupable.
DABINS.
Qu'opposerez-vousaux faux jugements , à l'injure , aux clameurs?
MÉLAC PÈRE
Rien: le silence, et la fermeté que donne l'estime de soimême.
Les biens de votre ami sont suffisants... on prendra des mesures...
MÉLAC PÈRE impatient.
Et si je dis un mot, il manque demain matin.
DABINS du même ton.
Et si vous ne le dites pas , vous êtes perdu ce soir môme... Non, je ne puis souffrir...
MÉLAC PÈRE violemment.
Monsieur Dabins, souvenez-vous que votre père mourant ne vous a pas vainement recommandé à ma bienfaisance : souve-