‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 200 sur 487 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

BARTHOLO , DON BAZILE , une lanterne de papier à la main, BARTHOLO.

Comment , Bazile, vous ne le connaissez pas! Ce que vous dites est-il possible ?

BAZILE

Vous m'interrogeriez cent fois , que je vous ferais toujours la même réponse. S'il vous a remis la lettre de Rosine , c'est sans doute un des émissaires du comte. Mais , à la magnificence du présent qu'il m'a fait , il se pourrait que ce fût le comte lui-même.

BARTHOLO

Quelle apparence? Mais, à propos de ce présent, eh ! pourquoi l'avez- vous reçu ?

BAZILE

Vous aviez l'air d'accord ; je n'y entendais rien ; et, dans les cas difficiles à juger, une bourse d'or me paraît toujours un argument sans réplique. Et puis , comme dit le proverbe , ce qui est bon à prendre...

BARTHOLO

J'entends, est bon...

BAZILE

A garder.

BARTHOLO surpris.

Ah! ah!

BAZILE

Oui , j'ai arrangé comme cela plusieurs petits proverbes avec des variations. Mais allons au fait: à quoi vous arrêtezvous ?

BARTHOLO

En ma place , Bazile , ne feriez-vous pas les derniers efforts pour la posséder ?

BAZILE

Ma foi non, docteur. En toute espèce de biens, posséder

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