ACTE I, SCÈNE III
FIGARO court après elle.
Oh ! mais ce n'est pas ainsi que vous l'avez reçu. SCÈNE II
FIGARO seul.
La charmante fille ! toujours riante, verdissante, pleine de gaieté, d'esprit, d'amour et de délices! mais sage !.... (Il
marche vivement en se frottant les mains.) Ah ! monseigneur , mon cher monseigneur ! vous voulez m'en donner.... à garder ! Je cherchais aussi pourquoi m'ayant nommé concierge, il m'emmène à son ambassade, et m'établit courrier de dépêches. J'entends , monsieur le comte : trois promotions à la fois : vous, compagnon ministre; moi, casse-cou politique, et Suzon, dame du lieu, l'ambassadrice de poche, et puis fouette courrier ! Pendant que je galoperais d'un côté , vous feriez faire de l'autre à ma belle un joli chemin ! Me crottant, machinant pour la gloire de votre famille ; vous , daignant concourir à l'accroissement de la mienne ! Quelle douce réciprocité! Mais, monseigneur, il ja de l'abus. Faire à Londres , en même-temps , les affaires de votre maître et celles de votre valet ! représenter à la fois le roi et moi dans une cour étrangère, c'est trop de moitié, c'est trop. — Pour toi, Bazile, fripon mon cadet, je veux t'apprendre à clocher devant les
boiteux; je veux Non, dissimulons avec eux , pour les
enferrer l'un par l'autre. Attention sur la journée , monsieur Figaro ! D'abord avancer l'heure de votre petite fête, pour épouser plus sûrement ; écarter une Marceline qui de vous est friande en diable ; empocher l'or et les présents ; donner le change aux petites passions de monsieur le comte ; étriller rondement monsieur du Bazile , et