‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 237 sur 487 · ACTE II, SCÈNE 111. 3Î · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE 111. 3Î

SUZANNE*

Il est joli!

LA COMTESSE

Comme son idée. Vous consentiriez qu'elle s'y rendit?

FIGARO

Point du tout. Je fais endosser un habit de Suzanne à quelqu'un : surpris par nous au rendez-vous, le comte pouna-t-il s'en dédire?

SUZANNE

A qui mes habits?

FIGARO

Chérubin.

LA COMTESSE

Il est parti.

FIGARO

INon pas pour moi. Veut-on me laisser faire?

SUZANNE

On peut s'en fier à lui pour mener une intrigue.

FIGARO

Deux , trois , quatre à la fois ; bien embrouillées , qui se croisent. J'étais né pour être courtisan.

SUZANNE

On dit que c'est un métier si difficile î

FIGARO

Recevoir, prendre et demander, voila le secret en trois mots.

LA COMTESSE

Il a tant d'assurance qu'il finit par m'en inspirer.

FIGARO

C'est mon dessein.

Tu disais donc?

FIGARO

Que, pendant l'absence de monseigneur, je vais vous envoyer le Chérubin : coiffez-le , habillez-le ; je le renferme et l'endoctrine ; et puis dansez , monseigneur. ( Il sort. )

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