‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 297 sur 487 · UNE BERGÈRE · texte numérisé non relu

UNE BERGÈRE

C'est une cousine à moi, madame, qui n'est ici que pour la noce.

LA COMTESSE

Elle est jolie. Ne pouvant porter vingt bouquets , faisons

honneur à l'étrangère. (Elle prend le bouqnet de Chérubin, et le baise au front.) Elle en rougit! (A Suzanne.) Ne trouves-tu pas, Suzon qu'elle ressemble à quelqu'un ?

SUZANNE

A s'y méprendre , en vérité.

CHÉRUBIN à part, les mains sur sou cœur.

Ah ! ce baiser-là m'a été bien loin l SCÈNE V.

LES JEUNES FILLES, CHÉRUBIN au milieu d'elles, FAN- CHETTE, ANTONIO, LE COMTE , LA COMTESSE, SUZANNE.

ANTONIO

Moi je vous dis , monseigneur, qu'il y est ; elles l'ont habillé chez ma fille ; toutes ses bardes y sont encore , et voilà son chapeau d'ordonnance que j'ai retiré du paquet. ( Il s'avance, et regardant toutes les filles, il reconnaît Chérubin, lui enlève son bonnet de femme , ce qui fait retomber sé*s longs cheveux en cadenette. Il lui met sur la tête le chapeau d'ordonnance , et dit : ) Eh parguenne , v'ià notre officier.

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