‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 299 sur 487 · Acte iv, scène vu · texte numérisé non relu

Acte iv, scène vu

ANTONIO attirant Chérubin par le bras.

En voici une qui prétend que mon neveu futur n'est qu'un menteur.

FIGARO surpris.

Chérubin!.... (A part.) Peste du petit fat!

ANTONIO

Y es-tu maintenant?

FIGARO cherchant.

J'y suis j'y suis Hé qu'est-ce qu'il chante ?

LE COMTE sèchement.

Il ne chante pas ; il dit que c'est lui qui a sauté sur les giroflées.

FIGARO rêvant.

Ah ! s'il le dit cela se peut. Je ne dispute pas de ce que

j'ignore.

LE COMTE

Ainsi vous et lui...?

FIGARO

Pourquoi non ? la rage de sauter peut gagner : voyez les moutons de Panurge ; et quand vous êtes en colère , il n'y a personne qui n'aime mieux risquer...

LE COMTE

Comment , deux à la fois ! . . .

FIGARO

On aurait sauté deux douzaines. Et qu'est-ce que cela fait , monseigneur , dès qu'il n'y a personne de blessé ? ( Aux jeunes filles.) Ah çà , voulez-vous venir, ou non ?

LE COMTE outré.

Jouons-nous une comédie? (On entend un prélude de fanfare.) FIGARO.

Voilà le signal de la marche. A vos postes , les belles, à vos postes! Allons, Suzanne, donne-moi le bras. (Tous s'enfuient: Chérubin reste seul, la tête baissée.)

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