ACTE V. SCENE IX. 415 SUZANNE
Sa femme.
Sa femme ?
SUZANNE
Sa femme.
FIGARO follement.
Ah î Figaro ! pends-toi ; ta n'as pas deviné celui-là ! — Sa femme? O douze ou quinze mille fois spirituelles femelles ! — Ainsi les baisers de cette salle... ?
SUZANNE
Ont été donnés à madame.
FIGARO
Et celui du page ?
SUZANNE riant.
A monsieur.
FIGARO
Et tantôt, derrière le fauteuil?
SUZANNE
A personne.
FIGARO
En êtes- vous sûre?
SUZANNE riant.
Il pleut des soufflets , Figaro.
FIGARO lui baise la main.
Ce sont des bijoux que les tiens. Mais celui du comte était de bonne guerre.
Allons, superbe, humilie-toi.
FIGARO fait tout ce qu'il annonce.
Cela est juste : à genoux , bien courbé , prosterné , ventre à 'erre.
SUZANNE en riant.
Ah! ce pauvre comte! quelle peine il s'est donnée.. .
FIGARO se relève sur ses genoux.
. . Pour faire la conquête de sa femme !