‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 351 sur 487 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

LE COMTE fièrement.

Une... ? Achevez ! tranchez le mot; je puis l'entendre.

RÉGEARSS se courbant.

Pardon , monsieur , mon bienfaiteur ! et n'imputez qu'à ma douleur l'indécence de mon reproche.

LE COMTE

Loin de t'en savoir mauvais gré, je t'en estime davantage. (Il se jette sur un fauteuil. ) Ah ! perfide Rosine!... Car, malgré mes légèretés, elle est laseulepour qui j'aye éprouvé... J'ai subjugué les autres femme? î Ah! je sens à ma rage combien cette indigne passion... Je me déteste de l'aimer !

BÉGEARSS

Au nom de Dieu, monsieur, remettez ce fatal papier. SCÈNE IX.

FIGARO, LE COMTE, BÉGEARSS

LE COMTE se lève.

Homme importun, que voulez-vous?

FIGARO

J'entre , parce qu'on a sonné.

LE COMTE en colère.

J'ai sonné? Valet curieux!...

FIGARO

Interrogez le joaillier , qui l'a entendu comme moi.

LE COMTE

Mon joaillier? Que me veut-il ?

FIGARO

Il dit qu'il a un rendez-vous pour un bracelet qu'il a fait.

( Bégcarss, s'apercevant qu'il cherche à voir l'écrin qui est sur h table, fait ce qu'il peut pour le masquer.)

Ah!... Qu'il revienne un autre jour.

FIGARO avec malice.

Mais pendant que monsieur a l'écrin de madame ouvert, il serait peut-être à propos...

LE COMTE en colère.

Monsieur l'inquisiteur , partez ; et s'il vous échappe un seul mot...

FIGARO

Un seul mot? J'aurais trop à dire ; je ne veux rien faire à

demi. (Il examine l'écrin, le papier que tient le comte, lance un fier coup d'œil à Bégcarss, et sort.)

LA MÈRE COUPABLE

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