‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 366 sur 487 · LÉON, LA COMTESSE, FLORESTINE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

LÉON, LA COMTESSE, FLORESTINE, BÉGEARSS

LÉON jjpréc chagrin.

Mon père s'en va quand j'arrive ! Il m'a traité avec une rigueur

-LA COMTESSE sévèrement.

Mon fils , quels discours tenez-vous ? Dois-je me voir toujours froissée par l'injustice de chacun? Votre père a besoin d'écrire à la personne qui échange ses terres.

FLORESTINE gaiement.

Vous regrettez votre papa? nous aussi nous le regrettons. Cependant , comme il sait que c'est aujourd'hui votre fête, il m'a chargée, monsieur, de vous présenter ce bouquet. (Elle

lui fait une grande révérence.)

LÉON, pendant qu'elle l'ajuste à sa boutonnière. 11 n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendît ses bontés aussi chères... ( Il l'embrasse.)

LA MÈRE COUPABLE

FLORESTINE se débattant,

Voyez , madame , si on peut jamais badiner avec lui , sans qu'il abuse au même instant...

LA COMTESSE souriant.

Mon enfant, le jour de sa fête, on peut lui passer quelque chose.

FLORESTINE baissant les veux.

Pour l'en punir, madame, faites-lui lire le discours qui fut, dit-on , tant applaudi hier à l'assemblée.

LÉON

Si maman juge que j'ai tort, j'irai chercher ma pénitence.

FLORESTINE

Ah! madame, ordonnez-le-lui.

Apportez-nous, mon fils, votre discours : moi, je vais prendre quelque ouvrage, pour l'écouter avec plus d'attention.

FLORESTINE gaiement.

Obstiné ! c'est bien fait ; et je l'entendrai malgré vous.

LÉON tendrement.

Malgré moi, quand vous i'ordonnez? Ah! Florestine, j'en Ca fie ! ( La comtesse et Léon sortent chacun de leur côté. )

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