LÉON, LA COMTESSE, FLORESTINE, BÉGEARSS
LÉON jjpréc chagrin.
Mon père s'en va quand j'arrive ! Il m'a traité avec une rigueur
-LA COMTESSE sévèrement.
Mon fils , quels discours tenez-vous ? Dois-je me voir toujours froissée par l'injustice de chacun? Votre père a besoin d'écrire à la personne qui échange ses terres.
FLORESTINE gaiement.
Vous regrettez votre papa? nous aussi nous le regrettons. Cependant , comme il sait que c'est aujourd'hui votre fête, il m'a chargée, monsieur, de vous présenter ce bouquet. (Elle
lui fait une grande révérence.)
LÉON, pendant qu'elle l'ajuste à sa boutonnière. 11 n'en pouvait prier quelqu'un qui me rendît ses bontés aussi chères... ( Il l'embrasse.)
LA MÈRE COUPABLE
FLORESTINE se débattant,
Voyez , madame , si on peut jamais badiner avec lui , sans qu'il abuse au même instant...
LA COMTESSE souriant.
Mon enfant, le jour de sa fête, on peut lui passer quelque chose.
FLORESTINE baissant les veux.
Pour l'en punir, madame, faites-lui lire le discours qui fut, dit-on , tant applaudi hier à l'assemblée.
LÉON
Si maman juge que j'ai tort, j'irai chercher ma pénitence.
FLORESTINE
Ah! madame, ordonnez-le-lui.
Apportez-nous, mon fils, votre discours : moi, je vais prendre quelque ouvrage, pour l'écouter avec plus d'attention.
FLORESTINE gaiement.
Obstiné ! c'est bien fait ; et je l'entendrai malgré vous.
LÉON tendrement.
Malgré moi, quand vous i'ordonnez? Ah! Florestine, j'en Ca fie ! ( La comtesse et Léon sortent chacun de leur côté. )