‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 421 sur 487 · ACTE V, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE VIII

de sa majesté, pour échanger vos biens d'Espagne, que pour être à portée de troubler sans péril l'autre coté des Pyrénées.

LE COMTE

O monstre ! que dit-il ?

BÉGEARSS

Ce que je vais dénoncer à Madrid. Ky eût-îl que 1e buste en grand d'un Washington dans votre cabinet , j'y fais confisquer tous vos biens.

FIGA.RO criant.

Certainement ; le tiers au dénonciateur.

BÉGEARSS

Mais , pour que vous n'-échangiez rien , je cours chez notre ambassadeur arrêter dans ses mains l'agrément de sa majesté , que l'on attend par ce courrier.

FIGARO tirant un paquet de sa poche, s'écrie vivement : L'agrément du roi? le voici. J'avais prévu le coup : je viens, de votre part, d'enlever le paquet au secrétariat d'ambassade. Le courrier d'Espagne arrivait !

( Le comte, avec vivacité , prend le paquet ) BÉGEAUSS furieux frappe sur son front, fait deux pas pour sortir, et se retourne.

Adieu, famille abandonnée, maison sans mœurs et sans honneur ! Vous aurez l'impudeur de conclure un mariage abominable , en unissant le frère avec la sœur : mais l'univers «aura votre infamie! (Il sort.)

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