‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 434 sur 487 · TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR · texte numérisé non relu

TOUTES LES OMBRES EN CHOEUR

O bienfaisante déité!

Ne souffrez pas que rien altère

Notre touchante égalité ;

Qu'un homme commande à son frère!

(L'ombre d'Atar seule ne chante pas, et s'éloigne avec hauteur; le Génie du Feu la fait remarquer à la Nature.)

LA NATURE au Génie du Feu.

C'est assez. Éteignons en eux Ce germe d'une grande idée , Faite pour des climats et des temps plus henreux.

(A toutes les ombres.) Tels qu'une vapeur élancée, Par le froid en eau condensée,

DE TARARE

Tombe et se perd dans l'océan ; Futurs mortels, rentrez dans le néant .

Disparaissez.

(Au Génie du Feu.) Et nous , dont l'essence profonde Dévore l'espace et le temps , Laissons en un clin-d'œii écouler quarante ans ; Et voyons-les agir sur la scène du monde.

( La Nature et le Génie du Feu s'élèvent dans les nuages, dont la masse redescend et couvre toute la scène.)

CHOEUR D'ESPRÎTS AÉRIENS.

Gloire à l'éternelle Sagesse , Qui , créant l'immortel amour, Voulut que, par sa seule ivresse , L'être sensible obtînt le jour!

FIN DU PHOLOGUK.

TARARE

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