‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 433 sur 487 · CHOEUR DES OMBRES · texte numérisé non relu

CHOEUR DES OMBRES

Quittons nos jeux, accourons tous :

Deux de nos frères à genoux Reçoivent l'arrêt de leur vie.

LE GÉNIE DU FEU impose les m iirr. à Tune les deux ombies. Sois l'empereur Atar! despote de l'Asie , Règne à ton gré dans le palais d'Ormus.

( A l'autre ombre.) Et toi, soldat , formé de parents inconnus, Gémis longtemps de notre fantaisie.

LA NATURE

Vous l'avez fait soldat; mais n'allez pas plus loin : C'est Tarare. Bientôt vous serez le témoin

De leur dissemblance future.

(Aux deux ombres.) Enfants, embrassez-vous : égaux par la nature, Que vous en serez loin dans la société ! De la grandeur altière à l'humble pauvreté, Cet intervalle immense est désormais le vôtre ; A moins que de Brama la puissante bonté ,

Par un décret prémédité ,

Ne vous rapproche l'un de l'autre , Pour l'exemple des rois et de l'humanité.

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