SCÈNE IL
ARTHENÉE, ATAR. (Tout le monde s'éloigne du roi.) ARTHENÉE s'avance.
Les sauvages d'un autre monde Menacent d'envahir ces lieux ; Au loin déjà la foudre gronde :
Ton peuple superstitieux , Pressé comme les flots , inonde Le parvis sacré de nos dieux.
ATAR
De vils brigands une poignée , Sortant d'une terre éloignée , Pourrait-elle envahir ces lieux ?
Pontife , votre âme étonnée. . . Cependant parlez, Arthenée, Que dit l'interprète des dieux ?
ARTHENÉE vivement.
Qu'il faut combattre ,
Qu'il faut abattre Un ennemi présomptueux :
Le sol aride
De laTorride A soif de son sang odieux.
Par des mesures
Promptes et sûres , Que l'armée ait un commandant
Vaillant, fidèle,
Rempli de zèle :
Mais , sur ce devoir important ,
Que le caprice
De ta milice Ne règle point le choix d'Atar :
Que le murmure ,
Comme une injure , Soit puni d'un coup de poignard
ATAR
Apprends-moi donc , ô chef des brames !