‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 449 sur 487 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

ARTHENÉE, ATAR. (Tout le monde s'éloigne du roi.) ARTHENÉE s'avance.

Les sauvages d'un autre monde Menacent d'envahir ces lieux ; Au loin déjà la foudre gronde :

Ton peuple superstitieux , Pressé comme les flots , inonde Le parvis sacré de nos dieux.

ATAR

De vils brigands une poignée , Sortant d'une terre éloignée , Pourrait-elle envahir ces lieux ?

Pontife , votre âme étonnée. . . Cependant parlez, Arthenée, Que dit l'interprète des dieux ?

ARTHENÉE vivement.

Qu'il faut combattre ,

Qu'il faut abattre Un ennemi présomptueux :

Le sol aride

De laTorride A soif de son sang odieux.

Par des mesures

Promptes et sûres , Que l'armée ait un commandant

Vaillant, fidèle,

Rempli de zèle :

Mais , sur ce devoir important ,

Que le caprice

De ta milice Ne règle point le choix d'Atar :

Que le murmure ,

Comme une injure , Soit puni d'un coup de poignard

ATAR

Apprends-moi donc , ô chef des brames !

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