‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 108 sur 262 · SUZANNE, FIGARO, LA COMTESSE, LE COMTE · texte numérisé non relu

SUZANNE, FIGARO, LA COMTESSE, LE COMTE

I»- FIGARO, arrivant tout essouflQé.

I" On disait madame incommodée. Je suis vite accouru... je ""teis avec joie qu'il n'en est rien.

LE COMTE, sèchement.

Vous êtes fort attentif.

FIGARO

Et c'est mon devoir. Mais puisqu'il n'en est rien, monsei-

Rgneur, tous vos jeunes vassaux des deux sexes sont en bas

avec les violons et les cornemuses, attendant, pour m'accom-

pagner, l'instant où vous permettrez que je mène ma fian-

(Cée...

LE COMTE

Et qui surveillera la comtesse au château?

FIGARO

La veiller! elle n'est pns malade.

LE COMTE

Non; mais cet homme nbsent qui doit l'entretenir?

FIGARO

Quel homme absent?

LE COMTE

L'homme du billot que vous nvez remis à Bazile.

FIGARO

Qui dit cela?

LE COMTE

Quand je ne le saurais pas d'ailleurs, fripon, ta physionomie qui t'accuse me prouverait déjà que lu mens.

FIGARO

S'il est ainsi, ce n'est pas moi qui mens, c'est ma physionomie.

SliZANNi:.

Vn, mon pauvre Figaro, n'use pas ton éloquence en délaites; nous avons tout dit.

Et quoi dit? Vous me traitez comme un Bazile!

SUZANiNE.

Que tu avais écrit le billet de tanlôi pour faire accroire à

monseigneur, quand il entrerait, que le petit page dans ce cabinet, où je me suis~ enferiBée.

L£ COMTE

Qu'as-tu à répondre?

LA COMTESSE

Il n'y a plus rien à cacher, Figaro; le badinage est sommé.

FIGARO, cherchant k de?iiier.

Le badinage... est consommé?

LE COBITE.

Oui, consommé. Que dis-tu là-dessus?

FIGARO

Moil je dis... que je voudrais bien qu'on en pût dir tant de mon mariage; et si vous Tordonaez...

LE COMTE

Tu conviens donc enfin du billet?

FIGARO

Puisque madame le veut, que Suzanne le veut, que le voulez vous-même, il faut bien que je le veuille o mais à votre place, en vérité, monseigneur, je ne ci pas un mot de tout ce que nous vous disons.

LE COMTE

Toujours mentir contre l'évidence! à la fin, cela m'

LA COMTESSE, en riant.

Eh, ce pauvre garçon! pourquoi voulez-vous, mon

qu'il dise une fois la vérité?

FIGARO, bas à Suzaime.

Je l'avertis de son danger; c'est tout ce qu'un ho homme peut faire.

SL'ZANNK, bas.

As- tu vu le petit page?

FIGARO, bas.

Encore tout froissé.

SUZANNE, bas.

Ah, pécaïre!

LA COMTESSE

Allons, monsieur le comte, ils brûlent de s'unir : impatience est naturelle! entrons pour la cérémonie.

LE COMTE, il part.

El Marceline, Marceline... (Haut.) Je voudrais être, moins vêtu.

LA COMTESSE

Tour nos gens! E^t-co que je le suis?

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