‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 11 sur 262 · ACTE PliBI^TER. ,3i · texte numérisé non relu

ACTE PliBI^TER. ,3i

ROSINE

C'est une comédie nouvelle.

BARTHOLO

Quelque drame encore! quelque sottise d'un npuvofi^u enre 4 1

ROSINE

Je n'en sais rien.

BARTHOLO

Heu, heu ! les journaux et l'autopité nous en feront raison, iècie barbare!...

ROSINE

Vous injuriez toujours notre pauvre siècle.

BARTHOLO

pardon de la liberté! Qu'a-t-il produit pour qu'on le loue? jottises de toute espèce : la liberté de penser, Tattraction, 'électricité, le tolérantisme', l'inoculation, le quinquina, 'Encyclopédie, et les drames...

ROSINE, le papier lui échappe et tombe dans la rue.

Ah ! ma chanson î ma chanson est tombée en vous écoutant; courez, courez donc, monsieur! ma chanson, elle sera [perdue.

BARTHOLO

Que diable aussi, l'on tient ce qu'on tient, (ii qniue le balcon.)

ROSINE regarde en dedans et fait signe dans la rue.

St, st. (Le comte paraît.) Ramassez vilc et sauvcz-vous. (t.e comte ne fait qu'un saut, ramasse le papier et rentre.) BARTHOLO sort de la maison et cherche.

OÙ donc est-il? Je ne vois rien.

ROSINE

Sous le balcon, au pied du mur.

BARTHOLO

Vous me donnez là une jolie commission ! Il est donc passé quelqu'un?

ROSINE

Je n'ai vu personne,

BARTHOLO, h lui-même.

Et moi qui ai la bonté de chercher!... Bartholo, vous n'êtes qu'un sot, mon ami : ceci doit vous apprendre à ne jamais ouvrir de jalousies sur la rue. (ii rentre.)

1 Bartholo n'aimait pas les drames. Peut-être avait-il fait quelque tragédie dans sa jeunesse.

ROSINE, tonjonrs an balcon.

Mon excuse est dans mon malheur : seule, enfenn butte à la persécution d'un homme odieux, est-ce un de tenter à sortir d'esclavage? |

BARTHOLO, paraissant an balcon. i

Rentrez, signora; c'est ma faute si vous avez perdu m chanson; mais ce malheur ne vous arrivera plus^ je w

jure, (n ferme la jalousie à la clef.)

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