‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 156 sur 262 · SCÈNE XV FIGARO, MARCELINE · texte numérisé non relu

SCÈNE XV FIGARO, MARCELINE

^j; FIGARO.

Eh bien, ma mère ?

lilARCELINE.

Eh bien, mon fils ?

FIGARO, comme étoaffé.

Pour celui-ci... I II y a réellement des choses... !

■^■' MARCELINE

Il y a des choses ! Eh, qu'est-ce qu'il y a T

FIGARO, les) mains sur sa poitrine.

f Ce que je viens d'entendre, ma mère, je l'ai là comme un -as plomb.

JK MAR<:eliNE, riant.

Si Ce cœur plein d'assuriînce n'était donc qu'un ballon gonflé? une épingle a tout fait partir I

g FIGARO, furieux.

Mais cette épingle, ma mt'îre, est celle qu'il a ramassée...!

MARCELINE, rappelant ce qu'il a dit.

1?^ La jalousie 1 oh 1 j'ai là- dessus, ma mère, une philoso- ^' phie... imperturbable; et si Suzanne m'attrape un jour, je .*« le lui pardonne...

FIGARO, Tivement.

Oh, ma mère î on ppiple comme on sent : mottez le plus ^ glacé des juges à plaider dans jsa propre cause, et voyez-le expliquer la loi 1 — Je ne m'étonne plus s'il avait tant d'humeur sur ce feu ! — Pour la mignonne aux fines épingles, ^ elle n'en est pas où elle le croit, n;a mère, avec ses marronniers ! Si mon mariage est assez lait pour légitimer ma colère, en revanche il ne l'est pas assez pour que je n'en ; puisse épouser up.e autre, et Tabandonner...

! MARCELINE

Bien conclu 1 Abîmons tout sur un soupc-on. Qui 4'a prouvé, dis-moi, que c'est toi qu'elle joue et non Je comte? L'as-lu > étudiée de nouveau, pour la condamner san.s appel? Sais-lu si elle se rendra sous les -arbres, à quelle inten^tion elle y va ? ce qu'elle y dira, ce qu'elle y fera ? ^e te croyal.s plus fort en jugement. —

FIGARO, lai baisant la maia ayee Elle a raison, ma mère; elle a raison, n m1| w

raison 1 Mais accordons, maman, qiielq Ini

on en vaut mieux après. Examinions en effet artat^

ser et d'agir. Je sais où est le rend«e&-rV0U9. (Il sort.)

Page 1