ACTE PREMIER. 26i
SUZANNE
Tu n'es pas mal bourru non plus!
FIGARO
Comme son autre fils parait lui devenir odieux 1
SUZANNE
Que trop I
FIOARO.
Gomme madame est malheureuse!
SUZANNE
C'est un grand crime qu'il commet !
FIGARO
Comme il redouble de tendresse pour sa pupille Florestinel comme il fait surtout des efforts pour dénaturer sa fortune I
SUZANNE
Sais-tu, mon pauvre Figaro, que tu commences à radcH ter? Si je sais tout cela, qu'est-ii besoin de me le dire ?
FIGARO
Encore faut-il bien s'expliquer pour s'assurer que l'on s'entend. N'est-il pas avéré pour nous que cet astucieux Irlandais, le fléau de cette famille, après avoir chiffré, comme secrétaire, quelques ambassades auprès du comte, s'est emparé de leurs secrets à tous? Que ce profond machinateur a su les entraîner, de l'indolente Espagne, en ce pays, remué de fond en comble, espérant y mieux profiter de la désunion où ils vivent pour séparer le mari de la femme, épouser la pupille, et envahir les biens d'une maison qui se délabre I
SUZANNE
Enfin, moi, que puis-je à cela?
nGARO.
Ne jamais le perdre de vue; mettre au cours de ses démarches...
SUZANNE
Mais je tè rends tout ce qu'il dit.
FIGARO
Oh ! ce qu'il dit... n'est que ce qu'il veut dire I Mais saisir, en parlant, les mots qui lui échappent, le moindre geste, un mouvement ; c'est là qu'est le secret de l'âme I II se trame ici quelque horreur. Il faut qu'il s'en croie assuré; car je lui trouve un air... plus faux, plus perfide et plus fat; cet air des sots de ce pays, triomphant avant le succès. Ne peux-tu être aussi perfide que lui? l'amadouer, le bercer d'espoir ? quoi qu'il demande, ne pas le refuser?...
SUZANNE
C'est beaucoup!
2Ç2 LA MÈRE C0UP4gI^E.
FIGARO
Tout est bien, et tout marche au but^ 8^ j'en suis roûB> tement instruit. ' ^ ■''^' "'t
SUZANNE
... Et si j'en instruis Kia maîtresse %
FIGABO.
Il n'est pas temps encore ; ils sont tous subjugués parM. On ne te croirait pas: tu nous perdrais sans lesscoiver. 8iit(le partout, comme son ombre... et moi^ je l^épi» au èMik^
SUZANNE
Mon ami, je t'ai dit qu'U se défie de Bisi; etsi^ngMii^ prenait ensemble... Le voilèi qui descend... Ferme!.. ralr, de quer^lletr bien fort, (sue 90» ^.bonviiii » la. taMi.]^
FIGARO, élerant la ¥oixw *
Moi, je ne le veux pas ! Que je t'y prenne une autre fobK
SUZANNE, élevant la voix.
Certes h., oui, je te crains beaucoup !
FIGARO, feignant de loi donner an soufflet.
J^\ tu me crains.,.! Tiens insolente!
SiiUZANNE, fei^na»t d^ r^voijr roçt»
Des Qoup$, à giQi..... chez ma uviJltC^Ml