ACTE DEUXIÈME
LA COMTESSE, aa comte.
Figaro m'avait dit que vous vous trouviez mal ; effrayée jlMeours» el je vois...
LE COMTE
... Que cet homme officieux vous a fait encore un men*
FIGARO
Monsieur, quand vous êtes passé, vous aviez un air si Il ihit... Heureusement, il n'en est rien. (Bégearss rexamine.)
iril LA COMTESSE.
'^BcHijour. monsieur Bégearss... Te voilà, Florestine; je te I radieuse... Mais voyez donc comme elle est fraîche et Si le ciel m'eût donné une tille, je l'aurais voulue
' ' ^ - .. Il ■
toiy de fij^re et de caractère... Il faudra bien que m'en tiennes heu. Le veux-tu, Florestine?
FLORESTINE, lai baisant la main.
Ah I madame!
LA COMTESSE
Qui t'a donc fleurie si matin?
FLORESTINE, arec joie.
Madame, on ne m'a point fleurie; c'est moi qui ai fait des kuquets. N'est-ce pas aujourd'hui SainULéon ?
Charmante enfant, qui n'oublie rien I (Eiie la baise au front.
U comte fait nn geste terrible ; Bégearss le retient.) LA COMTESSE, à Figaro.
Puisque nous voilà rassemblés, avertissez mon fils que nous prendrons ici le chocolat.
FLORESTINE
Pendant qu'ils vont le préparer, mon parrain, faites-nous donc voir ce beau buste de Washington^ que vous avez, diton, chez vous.
LE COMTE
J'ignore qui me l'envoie; je ne l'ai demandé à personne; et, sans doute, il est pour Léon. Il est beau; je l'ai là dans
mon cabinet : venez tous. (Bégearss, en sortant le dernier, se retoome deux fois pour examiner Figaro, qui le regarde de même. Ils ont l'air de se menacer sans parler.)