SCÈNE IX
Lk COMTESSE, LÉON, FLORESTINE.
LA COMTESSE à Léon.
Nous, mon fils, ne sachons jamais ce que nous derooi ignorer. Tu pleures, Florestine!
FLORESTINE pleurant.
Ayez pitié de moi, madainel Eh ! comment soutenir'autanl d'assauls dans un seul jour? A peine j'apprends qui je suis, qu'il faut renoncer à moi même, et me livrer... Je meurs ^ aouleur et d'effroi. D<^nuôe d'objections contre M. Bé-
fearss, je sens mon cœur à l'agonie en pensant qu'il pert evenir... Cependant il le faut; il faut me sacrifier au biei de ce frère chéri; à son bonheur, c[ue je ne puis plus faire. Vous dites que je pleure 1 Ah! je fais plus pour lui quesi ji lui donnais ma viel Maman, ayez pitié de nous! DéDÎsflei vos enfants I ils sont bien malheureux I (Elle se jette à f«oB;
Lédnen-^ait autant.)
LA COMTESSE letr imposant les mains.
Je vous bonis, mes chers enfants. Ma Florestine, je l'adopte* Si tu savais à quel point lu m'es chère I Tu seras heurenee, ma fille, et du bonheur do la vertu; celui-là peut dédommiger des autres, (ils se relèvent.)
FLORESTINE
Mais croyez-vous, madame, que mon dévouement le rs« mène à Léon, à son fils ? car il ne faut pas se flatter : son iojuste prévention va quelquefois jusqu'à la haine.
LA COMTESSE
Chère fille, j'en ai l'espoir.
LÉON
C'est l'avis de M. Bégearss : il me l'a dit; mais il m'a £t aussi qu'il n'y a (jue maman qui puisse opérer ce miracle. Aurez- vous donc la force de lui parler en ma faveur?