ACTE CINQUIÈME. W
hit... (Ghere^t rendroH.) M., H., M., méssîrë l&oiô^Hbaôlré Bégearss... Ah f (u m.) c Et pour donner à la dembiëêlle future épouse une preuve non équivoque dé son éttachèmètit pour elle, ledit seigneur futur époux lui fait donation entière de tous les grands biens qu il possède; consistant aujourd'hui (il appuie en lisant) (ainsi qu'il le déclare et les a exhibés à nous notaires soussignés) en trois millions û'ot ici joints, en très-bons effets au porteur. » (n lend la main en
Usant.)
BBGEARSS.
Les voilà dans ce portefeuille, (n donne le portefeoUle à Fal.) n manque deux milliers de louis^.queje viens d'en ôterpour Tournir aux apprêts des noces.
FIGARO montrant le comte, et vivement.
Monsieur a décidé qu'il payerait tout; j'ai l'ordre. BÉGEARSS tirant les effets de sa poche, et les remettant an notaire.
En ce cas, enregistrez-les; que la donation soit entière!
(Figaro retourné, se tient la bouche pour ne pas rire. M. Fal onrre le por*
tefeoiUe, y remet les effets.)
M. FAL montrant Figaro.
Monsieur va tout additionner, pendant que nous achèveions, (n donne le portefeuiUe onveri à Figaro, qui, voyant les effets, dit :)
FIGARO Pair ex^té.
£t moi j^éprouve qu'un bon repentir est comme totite bonne action : qu'il porte aussi sa récompense.
BBGEARSS.
En quoi?
FIGARO
J'ai le bonheur de m'assurer qu'il est ici plus d'un généreux homme. Ohl que le ciel comble les vœux de deux amis aussi parfaits l Nous n'avons nul besoin d'écrire, (au comte.) Ce sont vos effets au porteur : oui, monsieur, je les reconnais. Entre monsieur Bégearss et vous, c'est un combat de fénérosilé : l'un donne ses biens à l'époux, l'autre les rend sa future! (Aux jeunes gens.) Monsieur, mademoiselle! ah! quel bienfaisant protecteur, et que vous allez le chérir!..... Mais que dis-je? l'enthousiasme m'aurait-il fait commettre
une indiscrétion offensante? (Tout le monde garde le silence.) bégearss, un peu surpris, se remet, prend son parti, et dit.
Elle ne peut l'être pour personne, si mon ami ne la désavoue pas, s'il met mon âme à l'aise, en me permettant d'avouer que je tiens de lui ces effets. Celui-là n'a pas un bon cœup, que la gratitude fatigue; et cet aveu manquait à ma satisfaction. (Montrant le comte.) Je lui dois bonhour et fortune; et quand je les partage avec sa digne fille, jo ne fais que
3â6 LA MÈRE COUPABLE.
hii rendre ce qui lui appartient de droit. Bmiettes-moî k portefeuille; je ne veux avoir que l'honneur de le meUnf ses pieds moi-même, en signant notre heureux GonlnL (I
Teut le reprendre.)
FIGARO sautant de joie.
Messieurs, vous l*avez entendu ? Vous témoi^em, s'il le faut. Mon maître, voilà vos effets ; donnez-les a i/sar délai* teur, si votre cœur l'en juge digne, (n lû remet laportaMb.)
LE COMTE se levant, à Bégdarss.
Grand Dieu! les lui donner ! Homme cruel, sortes de mi maison; l'enfer n'est pas aussi profond que vous ! Grèce k eo bon vieux serviteur, mon imprudence est ré|»rée : sorMà rinstant de chez moi 1 '■
RÉGEARSS.
mon ami, vous êtes encore trompé!
LE COMTE hors de loi, le bride de sa lettre oaT«rt««
Et cette lettre, monstre I m'abuse-t-elle aussi ?
BEGEABSS la Toit ; forieox, il arrache an comte la lettcti et M li iw tel qa'U est.
Ahl... Je suis joué! mais j'en aurai raison.
LÉON
Laissez en paix une famille que vous avez remplie d'horreur.
BÉGEAIISS forieox.
Jeune insensé! c'est toi qui vas payer pour tous ; Je t'a^
pelle au combat.
LÉON Tite.
J'y cours.
Léon!
Mon fils!
Mon frère!
Léon! je vous défends... (a Béfearss.) Vous vous êtes i indigne de l'honneur que vous demandez : ce n'est poisi par cette voie-là qu'un homme comme vous doit r vie.
(Bégearss fait un geste affreox, sans parler.) FIGARO arrêtant Léon, Tivement.
Non, jeune homme, vous n'irez point; père a raison, et l'opinion est réformée sur cette horrible frénésie : on ne combattra plus ici que 1*" '"^"•^'«ais de 1*8tat. Laissez-le en proie à sa fureur; et, s'iiuw v« asatttqasr, défeudez*vous comme d'un assassin. P< > Be titNiffi'
LE COMTE Tite.
LA COMTESSE rite.
FLORESTINE lite.