‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 60 sur 262 · ACTE QUATRIÈME. 8S · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. 8S

BAZILE

^ La calomnie, docteur, la calomnie ! Il faut toujours en venir là.

BARTHOLO

S Voici la lettre de Rosine que cet Alonzo m'a remise ; et il m'a montré, sans le vouloir, l'usage que j'en dois faire aujprès d'elle.

BAZILE

Adieu : nous serons tous ici à quatre heures.

BARTHOLO

Pourquoi pas plus tôt?

BAZILE

Impossible; le notaire est retenu.

BARTHOLO

Pour un mariage ?

^ BAZILE

Oui, chez le barbier Figaro; c'est sa nièce qu'il marie.

BARTHOLO

Sa nièce? il n'en a pas.

RAZILE.

Voilà ce qu'ils ont dit au notaire.

BARTHOLO

Ce drôle est du complot : que diable!...

BAZILE

Est-ce que vous penseriez...?

BARTHOLO

Ma foi ces gens-là sont si alertes t Tenez, mon ami, je ne suis pas tranquille. Retournez chez le notaire. Qu'il vienne ici sur-le-champ avec vous.

BAZILE

Il pleut, il fait un temps du diable; mais rien ne m'arrête pour vous servir. Que faites-vous donc ?

BARTHOLO

Je vous reconduis : n'ont-ils pas fait estropier tout mon monde parce Figaro ! Je suis seul ici.

BAZILE

J'ai ma lanterne.

BARTHOLO

Tenez, Bazile, voilà mon passe-partout. Je vous attends, je veille; et vienne qui voudra, hors le notaire et vous, personne n'entrera de la nuit.

BAZILE

Avec ces précautions, vous êtes sûr de votre fait.

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