‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 118 sur 230 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LES PRÉCÉDENS; LOUIS, appuyé sur plusieurs domestiques. LOUIS! il s'avance lentement et s'arrête tout-à-coup.

Ces hommes, qui sont-ils ?

OLIVIER, au roi.

Votre Olivier.

LOUIS

C'est toi , Mon fidèle!

OLIVIER

Commine et Tristan.

LOUIS

Je les voi , Je les reconnais bien; on dirait, à l'entendre, Que mes yeux affaiblis auraient pu s'y méprendre. Bonjour, messieurs.

(H s'appuie sur le dos d'un fauteuil.)

( aux serviteurs qui l'entourent.)

Laissez : ne me soutenez pas.

Laissez-moi donc; sans vous ne puis-je faire un pas?

(Il leur fait signe de sortir, "i OLIVIER.

Reposez-vous.

LOUIS, qui s'assied.

Pourquoi? suis-je faible?

OLIVIER

Au contraire.

LOUIS

Ce que j'ai déjà fait, je puis encor le faire.

OLIVIER

Et plus, si vous voulez.

LOUIS

Je le crois.

COMMINE.

Cependant Abuser de sa force est toujours imprudent.

LOUIS

Je n'en abuse pas.

(jetant les yeux sur Tristan. )

Immobile à sa place , D'où vient que d'un air sombre il me regarde en face? Me trouve-t-il changé? vous l'a-t-il dit?

Qui , moi ?

le vous trouve à merveille.

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