SCÈNE X
LES PRÉCÉDÉES, hors TRISTAN.
LOUIS, àCoitier.
Oh! non . c'est impossible :
Tu voulais m'effrayer; l'instant, l'instant terrible, Il est loin, conviens-en.
COITIER.
J'ai dit la vérité.
LOUIS
Je ne suis pas encore à toute extrémité. Dieu! quel mal tu m'as fait !... mon sang glacé s'arrête : Il laisse un vide affreux dans mon cœur, dans ma tête... Qu'on cherche le dauphin.
COMMUTE.
J'y cours.
LOUIS
Restez ici :
11 me croirait perdu s'il me voyait ainsi. Je me sens défaillir sous un poids qui m'oppresse; Il m'étouffe : 6 douleur !... ce n'est qu'une faiblesse, Mais ce n'est pas la mort. Sauve-moi , bon Coitier !... De l'air! ah ! pour de 1 air mon trésor tout entier! Prends, prends , mais sauve-moi. Le dauphin, qu'on l'appelle. Non, ce n'est pas la mort... ô Dieu! mon Dieu!...
( Il se renverse sur le lit et tombe sans mouvement. ) COITIER.
, C'est elle.
COM.UINE.
Essayez , s'il se peut, de retarder sa fin , Je cours vers monseigneur.