‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 128 sur 230 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

I/FS PRÉCÉDENS, MARIE.

MARTF.se jetant aux pieds du dauphin, et lui présentant l'anneau qu'elle a reçu de lni.

Sire, pitié! clémence!

Tristan l'a condamné; révoquez sa sentence. Sire, vous pouvez tout : reconnaissez ce don; Ah! qu'il soit pour Nemours un gage de pardon! Nemours ! il va périr, et sa vie est la mienne; Le dauphin a promis : que le roi s'en souvienne.

LE DATJPHIJV.

Rassure-toi, Marie! il s'en souvient , va, cours;

( plaçaiit la couronne sur sa tète. )

Le roi tient sa parole , et pardonne à Nemours.

(A la fin de la scène précédeute, et pendant celle-ci, Lonis, qui se ranime par degrés, fait quelques niouvemens. Il «longe son bras pour chercher la couronne; puis il se soulève et promène ses regards autour de lui. Appuyé sur la table, il se traîne jusqu'au dauphin , et lui pose la main sur l'épaule : celui-ci jette un cri, et tombe a genoux à côté de Marie. )

LOUIS , an dauphin, qui veut lui rendre la couronne.

Gardez-la, gardez-la ; mon heure est arrivée.

J'accepte la douleur qui m'était réservée;

Je l'offre à Dieu ! Mon père est vengé par mon fils!

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