‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 138 sur 230 · ACTE I, SCENE I · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE I

Rapprochait, unissait vos deux têtes charmantes Sous les derniers baisers de ses lèvres mourantes ! Aimez-vous, a-t-il dit , et , regardant les cieux, Pour ne les plus rouvrir, il a fermé les yeux.

LE DUC d'yORK , d'une voix altérée.

Un beau soir, à Windsor nous irons, 6 ma mère, Lui demandant tous trois la santé de mon frère , Déposer sur le marbre , où souvent nous pleurons, Deux couronnes de fleurs que nous enlacerons; Et puis vous lui direz : A ton désir fidèles, Tes fils jusqu'au tombeau seront unis comme elles. Le voulez-vous?

ELISABETH, essuyant les yeux du duc d'York.

Demain.

le duc d"york.

Dès qu'il nous reverra, Au bonheur, à la vie Edouard renaîtra.

De lui donner des soins qu'on me laisse le maître. Mon remède est si bon !

ELISABETH

Pourrait-on le connaître?

LUCI

C'est le jeu.

LE DUC 1) YORK

Trouvée mieux' pour guérir ses douleurs.

ELISABETH , à part.

Comme, chez les enfans , le rire est près des pleurs!

LE DUC D'YORK

Lord Rivers avec lui reviendra-t-il à Loudre?

ELISABETH

Sans doute.

LUCI

Noble cœur, et dont je puis répondre ! Parent loyal et sûr; ami vrai, celui-là; Votre oncle maternel.

ELISABETH

Qu'entendez- vous par là?

LUCI

Rien : je dis seulement que c'est leur second père, Et qu'ils n'en ont pas d'autre.

LE DUC D'YORK

Il est parfois sévère ; Mon oncle Glocester est bien plus indulgent, Et je l'aime bien moins.

Parlez mieux du régent.

Quoi qu'en dise Luci, dont le discours me blesse, Vous pouvez, chers enfans , compter sur sa tendresse. Il a de votre père et le zèle et les soins ; il lui ressemble en tout. "

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