ACTE I, SCENE II
Nous ferions pour la guerre une armée à milord.
LE DUC D'YORK
Il n'en est pas besoin : milord pourrait, j'espère , Compter sur les soldats commandés par son père.
GLOCESTER
Ils sont vieux pour milord.
LE DUC D'YORK
Milord se ferait vieux.
GLOCESTER
Et comment , s'il vous plaît ?
LE DUC D'YORK
En combattant comme eux.
Voilà des sentimens dignes d'un diadème !
LE DUC D'YORK
Mais celui qui le tient le défendra lui-même.
LUCI , à part.
Bien dit !
ÉLISA.RETH.
Et de son front qui voudrait l'enlever? Lord Glocester est là pour le lui conserver.
GLOCESTER
Que vous me jugez bien ! Au péril de ma vie , Vous le prouver, ma sœur, est un sort que j'envie.
LE DUC D'YORK
Votre beau cheval blanc, que souvent j'admirai,
Vous nie l'avez promis; donnez : je vous croirai.
ELISABETH
Vous demandez toujours.
GLOCESTER , an duc d'York.
Il est à votre grâce ; Mais saurez-vous au moins le conduire à ma place?
LE DUC D'YORK
Tout jeune que je suis, mieux qu'un autre à vingt ans.
Mauvaise herbe est précoce et croît avant le temps. Le proverbe dit vrai.
le duc d'york.
Voilà pourquoi, je gage, A quelqu'un que je sais l'esprit vint avant l'âge.
ELISABETH, àGloceater.
Parlons du roi, milord.
GLOCESTER au duc d'York.
A qui donc?
LE DUC D'YORK
A quelqu'un.
GLOCESTER
Mais enfin?...
ELISABETH
Certain duc va se rendre importun, Et je le renverrai.