‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 144 sur 230 · ACTE I, SCENE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE

GLOCESTER

Non pas : laissez-le dire ; Sa malice m'enchante et me fait beaucoup rire.

ELISABETH

Vous le rendez , milord , trop libre en le gâtant.

( bas. )

Il est un peu malin ; mais il vous aime tant !

GLOCESTER

Et moi donc!... cher enfant! Il faut que je l'embrasse. Si jamais celui-là ment à sa noble race !...

ELISABETH

Et son frère !

GLOCESTER

Son frère est aussi mon espoir.

Qu'ils prospèrent tous deux , et que je puisse voir Ces rejetons chéris d'une tige si belle, Ces deux roses d'York fleurir sous ma tutelle !

ELISABETH

Eh bien! protégez-les; qu'ils vous soient toujours chers. Eux , comme tous les miens : la main de lord Rivers Sur le lit d'Edouard serra deux fois la votre ; En veillant sur mes fils , aimez- vous l'un et l'autre !

(Ici on entend quelque rumeur sous les fenêtres. ) UN CRIEUR PUBLIC , eu dehors.

« Jugement et condamnation de lord Hastings,

« pair du royaume, atteint et convaincu du crime « de haute trahison. »

le duc d'york.

Hastings!... Grâce, mon oncle!

ELISABETH

Il aimait cet enfant.

Le lâche avait trahi celle qui le défend.

Forcé de le punir, j'eus peine à m'y résoudre;

Mais je vous aimais trop , milady , pour l'absoudre.

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