‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 175 sur 230 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

GLOCESTER

A Whit-Hall.

TYRREL.

Il est mort s'il y passe.

GLOCESTRR.

Je l'y ferai passer.

TYRREL.

Bien.

GLOCESTER

Un point m'embarrasse.

TYRREL.

Lequel?

Peut-on encor te connaître à la cour?

TYRREL.

J'y parus à vingt ans, et n'y restai qu'un jour.

GLOCESTER

Pourquoi?

TYRREL.

Je m'ennuyai, milord, de l'étiquette.

GLOCESTER

Que sir Jame Tyrrel aujourd'hui s'y soumette.

TYRREL, avec importance.

Il le fera pour vous.

GLOCESTER

C'est bien : levez les yeux ;

Sur votre front hautain portez tous vos aïeux. Allons, mon gentilhomme, une superbe audace! Un train de roi! cet air qui dit: Faites-moi place! Des vices de bon goût ! de splendides repas ! Vos salons , dès demain , ne désempliront pas ; Et nul n'ira chercher, s'il s'amuse à vos fêtes , Qui vous étiez, sir Jame, en voyant qui vous êtes. Tout vous convient-il?

TYRREL.

Tout.

GLOC ESTER

C'est donc fait?

TYRREL.

Je conclus.

GLOCESTER

Moi, je paie; à présent, tu ne t'appartiens plus.

TYRREL.

Jamais on n'eut sur moi de droit si légitime : Vous m'avez acheté plus que je ne m'estime.

GLOCESTER. en lui montrant une des portes latérales, (pendant qu'il s'éloigne. )

On vient; sors. — Par saint George! on ne l'a pas flatté: Il me réconcilie avec l'humanité.

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