ACTE II, SCÈNE V. ,'Jlf
EDOUARD , qni se remet à écrire.
Un peu.
BUCKINGHAM
Ce bruit vous lasse; Mais cet excellent peuple est toujours furieux, Et tûrait ses amis pour les accueillir mieux.
EDOUARD
Je l'aime : ses transports passent mon espérance, Et j'en parle à la reine avec reconnaissance.
GLOCESTER, remerciant les évèques.
En toute occasion disposez du pouvoir,
(à Tyrrei , qui entre et s'incline devant lui.}
Je le mets à vos pieds. — Enchanté de vous voir, Bon sir Jame !
EDOUARD , en se levant, à Glocester, qui se trouve entre lui et Buckingham.
Voici la lettre pour ma mère.
GLOCESTER , après l'avoir prise.
Permettez que j'honore un dévoûment sincère, Celui dont Buckingham a fait preuve pour vous. Le comté d'Hereford lui fut promis par nous ; Confirmez-en le don : cette faveur légère , S'il la tient de vos mains, lui deviendra plus chère.
ÉDOLARD.
( à Buckingham.)
Vous me rendez heureux. C'était me réserver
316 LES ENFANS DÉDOUARD.
Le plaisir le plus doux qu'un roi puisse éprouve] .
BUCKINGHA.M , à Edouard.
( serrant la main de Glocestei .)
Votre grâce me comble. — Ah! milortl!...
GLOCESTER , à Buckingham.
Je suis juste.
( remettant la lettre aux évèques.)
En vous voyant chargés de ce message auguste, Quel doute peut encor retenir notre sœur? Promettez, accordez; satisfaites son cœur : Je vous laisse de tout les suprêmes arbitres.
( à Buckingham.)
Ah ! cher duc ! . . ou cher comte, on se perd dans vos titres, De vous joindre aux prélats n'êtes-vous point jaloux/
BUCKINGHAM
Je m'en ferais honneur.
GLOCESTER
J^a reine croit en vous.
Parlez-lui; dissipez sa crainte imaginaire.
BUCKINGHAM
J'y cours.
GLOCESTER
Veuillez après passer chez le lord-maire;
( en échangeant un regard avecTyriel. )
Je le crois à Whit-Hall.