‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 189 sur 230 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

Les mêmes, ELISABETH, le cardinal BOURCHIEB , L'ARCHEVÊQUE D'YORK, la cour, puis TYRREL.

GLOCESTER , prenant la reine par la main et lui montrant les princes.

Regardez , milady : quels transports que les leurs ' Ce spectacle touchant m'attendrit jusqu'aux pleurs.

EDOUARD

Ma mère, enfin, c'est vous !

ELISABETH

Oui , mon fils , oui , ta mère; Celle qui te chérit , dont la douleur amère De son pauvre exilé rêvait, parlait toujours, Qui souffrait de tes maux , qui consumait ses jours A trembler pour les tiens, à pleurer, à se plaindre, Qui pleure, mais de joie, et n'a plus rien à craindre.

le duc d'tork.

C'est votre favori.

ELISABETH , souriant.

Jaloux !

LE DUC D'YORK

Non pas jaloux !

Bien heureux !

ELISABETH

Ah! tenez, tenez; partagez-vous Tous ces gages d'amour passant de l'un à l'autre , Mes transports, mon bonheur qui s'accroît par le votre. Je veux de mes baisers vous couvrir à la fois :

( .1 Glocester. )

Tenez ! — Pardon , milord ; il fut absent deux mois.

GLOCESTER

( )n vous pardonne tout, hors la crainte insensée Oui de fuit' votre fils vous donna la pensée.

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