ACTE II, SCENE IX
ELISABETH, à Édonard.
Te fuir!... Quoi, je l'ai fait! Ah ! j'en ai bien souffert. Aussi, quand Buckingham à nos yeux s'est offert, Quand j'ai lu cette lettre et si bonne et si tendre...
EDOUARD
Ma lettre ?
ELISABETH
Elle est charmante. Alors , sans rien entendre, Je voulais devancer nos pontifes sacrés.
( se tournant vers les évèques. )
Que leur zèle pieux les a bien inspirés !
(à Glocester. )
Que de remercîmens je vous dois à vous-même ,
(aux seigneurs de la cour.)
A vous , milords , au peuple ! Edouard , comme il t'aime ! Tous bénissaient ton nom; leur supplique à la main, Tous de leurs vœux pour toi m'assiégeaient en chemin.
(montrant les placets qu'un des lords a placés sur la table.)
Vois ce que je t'apporte.
GLOCESTER
Encor du bien à faire, Du mal à réparer !
EDOUARD
Voyons !
LE DUC D'YORK
C'est mon affaire.
ELISABETH
C'est celle du régent.
GLOC ESTER
Richard a plein pouvoir.
LE DUC D'YORK
lîon ! le trésor public y passera ce soir.
Faites beaucoup d'heureux, pourtant pas d'imprudences.
LE DUC D YORK , assis près de la table, et distribuant les pétitions aux seigneurs et aux prélats (jui l'entourent.
Pour vous, milord; pour vous; et pour leurs éminenccs! Tout ce qui reste à moi !
ELISABETH , à Edouard.
Mes ennuis , mon chagrin , Les as-tu partagés?
LE DUC D'YORK , à Glocesler.
Ah! mon oncle! un marin, Pauvre, manquant de tout...
GLOCESTER
J'accorde cent guinées.
LE DUC D'YORK
Deux cents.
GLOCESTER
Mais prenez garde !
u: DUC DYOliK.
( )h ! je les ai données .