‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 220 sur 230 · ACTE III, SCENE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE X

Ils peuvent devant toi paraître sans alarmes, Dieu ! quel mal ont-ils fait? Ils iront, si tu veux , Ces deux êtres si purs, si bons, si malheureux, Du respect filial ces deux parfaits modèles, Réunir dans ton sein leurs âmes fraternelles; Mais pour qu'on les chérît toi qui les as formés, Ne me les ôte pas, ces anges hien-aimés.

(jetant un regard sur Tyrrel.)

Qu'un ami généreux protège leur enfance; Qu'ils restent sur la terre; et que je les devance , Quand ils prendront leur vol vers l'asile de paix . Où la mère et les fils ne se quittent jamais.

( en les embrassant. )

Adieu !

EDOUARD

C'en est donc fait !

( Las à Edouard.)

Veille bien sur ton frère,

(en se retournant vers Tyrrel, et lui (lias au duc d'York. ) montrant les princes.)

Veille sur Edouard! — Ah! redevenez père, Tvrrel !

TYRREL.

Assez, assez.

ELISABETH . à ses enfans.

Je vous laisse avec Dieu.

( serrant son fils aine dans ses bras.)

Edouard!...

le duc d'yorr.

Et moi donc !

TYRREL.

Triste spectacle !

ELISABETH 7 après les avoir embrassés tons deux à plusieurs reprises.

Adieu !

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