ACTE II, SCENE VIL G
LOUIS
N'espérez pas m'imposer par ce ton ; Vous avez tort.
LOUIS , avec plus de violence.
Coitier!
COITIEll.
Oui, tort, et j'ai raison ; Tenez, le mal est fait, vous changez de visage.
LOUIS
Comment, tu crois?
COITIER.
Sans doute.
LOUIS, avec douceur.
Eh hien ! je me ménage.
COITIER.
Non pas; souffrez, mourez, si c'est votre désir.
LOUIS
Allons!...
COITIER.
Dites : Je veux; tranchez du bon plaisir.
LOUIS
La paix !
Vous êtes roi : pourquoi donc vous contraindre ?
Mais après, jour de Dieu ! ne venez pas vous plaindre.
LOUIS , à Coitier, en lui prenant la main.
La paix !
(au comte, froidement. )
Pour vous , rendez ce que vous avez pris ; Rachetez sous trois jours votre tête à ce prix : Autrement, convaincu que vous n'y tenez guère, Je la ferai tomber, et cela sans colère.
(à Coitier.)
La colère fait mal.
LE COMTE DE DREUX
Je me soumets.
LOUIS , aux bourgeois.
Eh bien !
De mon peuple opprimé suis-je un ferme soutien;' Sur ce qu'on vous rendra, recompensez le zèle De messirc Olivier mon serviteur fidèle : Cinq cents écus pour lui qui m'a tout dénoncé !
OLIVIER , avec humilité.
Sire !
LOUIS
N'en veux-tu pas?
olivier.
Votre arrêt prononcé , Que justice ait son cours.