‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 47 sur 230 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LOUIS, COMMINE; TRISTAN, au fond.

COMMINE.

Que ne m'avez-vous cru , Sire? devant vos yeux il n'aurait point paru.

LOUIS

Je ne hais pas les gens que la colère enflamme :

On sait mieux et plus tôt tout ce qu'ils ont dans l'âme.

Il faut rassurer Charle en signant ce traité ;

J'entrevois qu'il se perd par sa témérité.

Son digne lieutenant, Campo-Basso, qu'il aime,

Se vendrait au besoin, et le vendrait lui-même:

Pour trahir à propos il n'a pas son égal.

L'orgueil de mon cousin doit le mener à mal ;

Et si , comme à Morat, le ciel veut qu'il l'expie ,

L'arrêter en chemin serait une œuvre impie.

(après une pause. )

Mais mon fils...

COMMINE.

Que d'espoir dans sa jeune valeur!

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