‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 46 sur 230 · ACTE II, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE XI

Bien! Charles!... Pâque-Dieu! c'est un enfant de France!

LE DAUPHIN, attendri.

Mon père!...

LOUIS , froidement

Assez ! assez !

(au héraut.)

Prends ce gant, Toison-d'Or :

( montrant le dauphin. )

Froissé par cette main, il est plus noble encor.

(à Nemours.)

Vous à qui je le rends , bénissez ma clémence : Si je ne pardonnais un acte de démence, Quand ce gage en tombant m'insultait aujourd'hui, Votre tête à mes pieds fût tombée avec lui. J'estime la valeur, et j'excuse l'audace.

( aux chevaliers. )

Que nul de vous, messieurs, ne soit juste à ma place! C'est le roi qu'on outrage , et je laisse à juger Si je me venge en roi de qui m'ose outrager.

(à Nemours. )

Je garde cet écrit; nous le lirons ensemble, Comte; ce jour permet qu'un lieu saint nous rassemble; Nous nous y reverrons en amis, en chrétiens, Et j'oublîrai vos torts pour m'occuper des miens.

NEMOURS, en sortant.

J'ai fait mon devoir, sire, et j'aurai le courage,

Fût-ce au prix de mes jours, d'achever mon ouvrage.

.LOUIS, qui fait signe à tout le monde de se retirer et à Tristan d'attendre au fond.

Commine, demeurez.

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