ACTE III, SCÈNE II
MARTHE
De tout cœur.
OLIVIER
Je vous en félicite.
11 se peut que le roi de ce beau jour profite.
DIDIER
Le roi !
OLIVIER
Qu'il vienne ici.
MARCEL
Parmi nous?
OLIVIER
Oui, vraiment.
Qu'as-tu donc?
MARCEL
C'est la joie et... le saisissement :
Le roi !
OLIVIER
Que direz-vous à cet excellent maître?
Vous allez lui parler, mais sans le reconnaître.
MARCEL
Je ne l'ai jamais vu qu'à travers les barreaux, Un soir que nous dansions, là-bas sous les créneaux. Quand je dis je l'ai vu , j'explique mal la cliose : J'ai voulu regarder, mais un roi vous impose.
OLIVIER
Avais-lu peur?
3IARCEL.
Moi, peur ! non; mais en y pensant, J'avais comme un respect qui me glaçait le sang. Richard, tu vas parler.
RICHARD, à Didier.
Toi.
MARTHE
J'en fais mon affaire, Moi, si l'on veut.
OLIVIER
Vous tous. Il faudra le distraire, Lui réjouir le cœur par quelque vieux refrain, Par quelque bon propos.
MARCEL
Il a donc du chagrin ?
OLIVIER
Non pas ! lui répéter qu'il se porte à merveille.
MARTHE
Il va donc mal?
Eh non ! lui conter à l'oreille Tout ce que vous pensez.
MARCEL
Comment, tout?