ACTE III, SCENE III
MARCEL
Marthe, nomme-les tous; je n'y prendrai pas garde.
MARTHE, eu souriant.
Je n'en ai qu'an.
Et c'est ?
MARTHE
Vous.
LOUIS , la prenant à bras-le-corps.
Vraiment !
MARTHE
Finissez.
LOUIS
Que crains-tu d'un vieillard ?
MARTHE
Pas si vieux !
louis .
Mais assez Pour se fier à lui.
MARTHE
Je ne m'y fîrais guère; Vous avez l'œil vif.
OLIVIER, bas à Marthe.
Bien!
MARTHE
L'air d'un joyeux compère.
Oui-dà?
MARTHE
Fille avec vous pourrait courir gros jeu .
OLIVIER, de même à Marthe.
A merveille.
LOUIS
Tu crois?
MARTHE
Et si je forme un vœu , C'est que, vous' ressemblant d'humeur et de visage, Le roi, qui se fait vieux, porte aussi bien son âge.
LOUIS
])'où vient?
MARTHE
Nous et nos fils nous aurions du bon temps; Car vous êtes robuste, et vous vivrez cent ans.
LOUIS
Cent ans! Tu l'aimes donc le roi?
MARTHE, à qui Olivier glisse dans la main une bourse qu'elle montre par-derrière aux autres paysans.
Quelle demande!
Ne l'aimons-nous pas tous?
I i S PAYSAJBTS.
Oui , tous.