ACTE III, SCENE VII
S'était laissé toucher aux vœux d'un damoisel, Brave, de haut lignage et d'antique noblesse. Oh ! j'avais , mon enfant, bien placé ta tendresse !
MARIE, vivement.
Poursuivez.
LOUIS
Ce récit te semble intéressant.
MARIE
Comme un conte.
LOUIS
En effet , c'en est un. Quoique absent, Ton chevalier de loin occupait ta pensée; Et lui, jaloux de voir sa belle fiancée, En ambassade...
MARIE, à part.
Ociel!
LOUIS
Arrivé d'aujourd'hui, Il venait de mes soins me demander l'appui Pour conclure...
MARIE
Un traité?
LOUIS
Non pas: un mariage.
MARIE
Et vous?.,.
LOUIS
J'y consentais ; mais c'est faux ; quel dommage !
MARIE
Quoi , sire ! vous savez...
LOUIS
Moi, rien!
MARIE
Grand Dieu ! comment ?
Par qui donc?
C'est un conte, et tu n'as point d'amant; Non : parlons d'autre chose.
MARIE
Excusez un mystère Que j'ai dû respecter.
LOUIS
Ah! tu n'es pas sincère, Tu te caches de moi : je m'en vengerai !
MARIE, effrayée.
Vous !
Grâce! pitié pour lui ! je tombe à vos genoux ! Qui l'a trahi?
LOUIS, 'jui lui prend les mains eu riant, taudis qu'elle est à ses pieds.
Le traître est ton père lui-même.
M IRIE,
Jl vous a dii ?...