‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 2)Chapitre 83 sur 230 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

LES PRÉCÉDENS, excepté FRANÇOIS DE PAULE.

LOUIS; il regarde sortir p'rançois dePanle, puis avec un transport de joie , ruais à voix basse :

Montjoie et Saint-Denis ! Dunois, à nous les chances ! Sur Péronne au galop cours avec six cents lances. En Bourgogne, Torcy ! Que le pays d'Artois, Par ton fait , Baudricourt, soit France avant un mois. A cheval, Dammartin, main basse sur la Flandre! Guerre au brave ; un pont d'or à qui voudra se vendre.

(au cardinal d'Alby. )

Dans la nuit, cardinal, deux messages d'Etat :

Avec six mille écus, une lettre au légat;

Une autre avec vingt mille, au pontife en personne.

( aux chevaliers.)

Vous , prenez l'héritage avant qu'il me le donne : En consacrant mes droits , il fera son devoir; Mais prenons : ce qu'on tient , on est sûr de l'avoir. La dépouille à nous tous , chevaliers; en campagne! Et, par la Pâque-Dieu , des fiefs pour qui les gagne!

(haut et se tournant vers l'assemblée.)

En brave qu'il était, le noble duc est mort, Messieurs ; ce fut hasard quand on nous vit d'accord. Il m'a voulu du mal , et m'a fait à Péronne

Passer trois de ces nuits qu'avec peine on pardonne; Mais tout ressentiment s'éteint sur un cercueil : Il était mon cousin , la cour prendra le deuil.

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