‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 105 sur 166 · BANVILLE, BONNARD · texte numérisé non relu

BANVILLE, BONNARD

BONNARD, sa montre à la main.

Sais-tu qu'il est très tard?

Deux heures à ma montre, et tiens, déjà le quarL

Bien que du Moniteur la ieclure soit bonne, Je n'ai pas pu finir ma septième colonne; Mon elier, je meurs de faim.

BANVILLE

Pardon , j'étais dehors...

Tu ne tiens plus chez toi, tu t'amuses, tu sors, Et ton ami Bonnard va, grâce à ta sortie, Trouver son dîner froid et la poste partie. Je t'ai laissé le temps de voir ton trésorier.

BANVILLE , à part.

Si j'accuse ma femme, il va se récrier.

BONNARB.

Mon argent? Hâtons-nous.

BANVILLE

Je te dirai...

BONNARB.

Non, donne; Ne me dis rien.

BANVILLE

Il faut... c'est que... je n'ai personne Pour...

BONNARB.

Appelle madame, ou fais-moi la faveur De me signer pour elle un billet au porteur.

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