SCENE IV
BANVILLE, BONNARD, LE DUC D'ELMAIl.
LE DUC d'eLMAR.
Elî! c'est monsieur Bonnard ! enchanté de le voit' ! Le ministre en riant me disait hier soir : Parbleu ! monsieur Bonnard ne le cpde à personne ; C'est un esprit exact qu'aucun chiffre n'étonne ; Pour le trouver en faute il faut qu'on soit sorcier, Et, comme on naît poète, il était né caissier.
BONNARD
Ah! monsieur ! que d'honneur me fait Son Excellence! C'est vrai, je sais d'un compte établir la balance. Dame ! après quarante ans !.. . Mais pardon. . .
LE DUC
Vous sortez Pour revoir si vos fonds sont bien ou mal comptés; Et grâce au saint effroi qui pour eux vous tourjnentc , Jamais de votre caisse un denier no s'absente. Bravo, monsiciu- Bonnard !
>2() i;kcole des vieillards.
BONJVARD, au duc.
Merci du compliment.
( à Danville. )
Dis donc, pour nie le faire il prend bien son monienL !
DANVILLE, à Bounard.
Du courage ! à ce soir.