‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 108 sur 166 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

Très galant, beau danseur, tirant fort bien Tépée, Redoutable aux maris par plus d'une équipée...

BANVILLE

Redoutable aux maris !

BONNARD

D'autant plus dangereux , Qu'il aime comme un fou, quand il est amoureux; Et le monde prétend qu'une femme jolie Ne peut voir sans pitié qu'on l'aime à la folie. On le plaint, et ma foi... Qu'as-tu donc?

DANVILLE

Rien du tout.

BONNARD

La femme (|ui lui plaît le rencontre partout; ' Dans les jardins publics...

BANVILLE

Ah ! oui.

BONNARn. .

Dans les spectacles.

BANVILLE

Mais les maris sont là.

BONNARB.

Bon ! il rit des obstacles :

Quelquefois il fait mieux, il place les maris; U les place très bien; mais Dieu sait à (|uel prix!

218 • t;école des vieillards.

Tu m'entends,

BANVILLE

• Oh ! (le reste !

BONNARD

Enfin tu vois du monde ; (Irois-moi, j'ai pour ta femme une estime profonde. Mais ne le reçois pas.

BANVILLE

Non, je te le promets.

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