BANVILLE, HORTENSE
HORTENSE
Vous irez au bal.
DANVILLE
Non.
HORTENSE
Vous irez, j'en suis sûre,
Je vous promots que non.
♦ • HORTENSE
Si fait.
DAN VILLE
Non, je vous jure.
HORTENSE
Eh ! pourquoi , sans raison , vous priver d'y venir?
BANVILLE
c'est que ce plaisir-là ne peut me convenir.
HORTENSE
Mais quel est le motif de cette répugnance?
BANVILLE
Pouvez-vous m'accorder un moment d'audience?
HORTENSE
Moi!
BANVILLE
Depuis mon retour, des soins plus importans. Des amis plus heureux s'arrachaient vos instans; Et las de renfermer ce que je veux vous dire. J'ai cru dans mon dépit qu'il faudrait vous l'écrire; Mais, puisqu'il m'est permis d'en décharger mon cœur, Je vous le dis tout net : ce petit air moqueur Pour mon ami Bonnard m'offense et me chagrine. Le besoin de briller à tel point vous domine, Qu'avec un jeune fou je vous vois de moitié Contre ce digne objet d'une ancienne amitié. Vous riez du bonhomme ; eh oui ! ^eéi un bonhomme ; Unbonlionnnequoi'aime;ot plus d'un, qu'on renomme,