‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 115 sur 166 · BANVILLE, HORTENSE · texte numérisé non relu

BANVILLE, HORTENSE

HORTENSE

Vous irez au bal.

DANVILLE

Non.

HORTENSE

Vous irez, j'en suis sûre,

Je vous promots que non.

♦ • HORTENSE

Si fait.

DAN VILLE

Non, je vous jure.

HORTENSE

Eh ! pourquoi , sans raison , vous priver d'y venir?

BANVILLE

c'est que ce plaisir-là ne peut me convenir.

HORTENSE

Mais quel est le motif de cette répugnance?

BANVILLE

Pouvez-vous m'accorder un moment d'audience?

HORTENSE

Moi!

BANVILLE

Depuis mon retour, des soins plus importans. Des amis plus heureux s'arrachaient vos instans; Et las de renfermer ce que je veux vous dire. J'ai cru dans mon dépit qu'il faudrait vous l'écrire; Mais, puisqu'il m'est permis d'en décharger mon cœur, Je vous le dis tout net : ce petit air moqueur Pour mon ami Bonnard m'offense et me chagrine. Le besoin de briller à tel point vous domine, Qu'avec un jeune fou je vous vois de moitié Contre ce digne objet d'une ancienne amitié. Vous riez du bonhomme ; eh oui ! ^eéi un bonhomme ; Unbonlionnnequoi'aime;ot plus d'un, qu'on renomme,

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