‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 132 sur 166 · BANVILLE, VALENTIN · texte numérisé non relu

BANVILLE, VALENTIN

DANVILLE , sVssuyant le front.

Te voilà, Valentin; tiens, vois, je suis en nage ! Fais-moi donc souvenir que j'ai mon équipage ; J'y pense quand je rentre, et vraiment je suis las.

( Il s'assied. ) VALENTIK.

Vous VOUS fatiguez trop.

Hein ! quand j'étais là-bas , Que j'arrivais le soir après ma promenade. Souvent tu m'as surpris bien triste, bien maussade. Pourquoi? j'étais garçon: j'ai ma femme aujourd'hui , Elle est là ; loin de moi la tristesse et l'ennui !

VALENTIN , à part.

Il me fait de la peine.

BANVILLE

En crois-tu tes présages?

Poui" ma femme etpourmoi quels chagrins! que d'orages!

( Il se lève. )

Pauvre fou! grâce au ciel, tu n'as pu m'effrayer; Je cours rejoindre Hortense, elle va m'égayer. Guéri des visions qui te troublaient la tête , Sens-tu qu'un vieux corsaire est un mauvais prophète?

VALENTIN

Monsieur.

DA.N VILLE

Qu'est-ce?

VALENTIN

Une lettre.

BANVILLE

Ah! donne. Et tu la tiens?

De madame.

DANVÏLLE.

Gomment?

(mit.)

Qu'ai-je appris? va-t'en... viens...

( froidement. )

Madame est donc sortie?

VALENTIN

Oui, monsieur.

BANVILLE

Et sa mère?

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