BANVILLE, VALENTIN
DANVILLE , sVssuyant le front.
Te voilà, Valentin; tiens, vois, je suis en nage ! Fais-moi donc souvenir que j'ai mon équipage ; J'y pense quand je rentre, et vraiment je suis las.
( Il s'assied. ) VALENTIK.
Vous VOUS fatiguez trop.
Hein ! quand j'étais là-bas , Que j'arrivais le soir après ma promenade. Souvent tu m'as surpris bien triste, bien maussade. Pourquoi? j'étais garçon: j'ai ma femme aujourd'hui , Elle est là ; loin de moi la tristesse et l'ennui !
VALENTIN , à part.
Il me fait de la peine.
BANVILLE
En crois-tu tes présages?
Poui" ma femme etpourmoi quels chagrins! que d'orages!
( Il se lève. )
Pauvre fou! grâce au ciel, tu n'as pu m'effrayer; Je cours rejoindre Hortense, elle va m'égayer. Guéri des visions qui te troublaient la tête , Sens-tu qu'un vieux corsaire est un mauvais prophète?
VALENTIN
Monsieur.
DA.N VILLE
Qu'est-ce?
VALENTIN
Une lettre.
BANVILLE
Ah! donne. Et tu la tiens?
De madame.
DANVÏLLE.
Gomment?
(mit.)
Qu'ai-je appris? va-t'en... viens...
( froidement. )
Madame est donc sortie?
VALENTIN
Oui, monsieur.
BANVILLE
Et sa mère?