ACTE 111, SCÈNE VIII
VALENTIN
Oui, monsieur.
BANVILLE
Et le duc?
VALENTIN
Oui , monsieur.
BANVILLE
La colère , La surprise... est-il vrai? je demeure interdit! Laisse-moi. Se peut-il?
(Il tombe dans un fauteuil.)
Je vous l'avais bien dit
Qu'un j
our
BANVILLE, furieux.
Va-t'en. Le sot !
( Valentin s'éloigne, et revient ensuite. )
A peine je la quitte , Qu'avec le duc , le duc dont le nom seul m'irrite , Elle qui tout à l'heure... Ah ! que de fausseté! Et qui donc l'y forçait? quel prix de ma bonté! Quand j'avais tout permis, céder sans résistance, Et m'éloigner exprès... Hortense! 6 ciel! Hortense, Qui semblait s'attendrir en me voyant heureux... Je ne l'aurais pas cru , c'est bien mal , c'est affreux !
Et sa mère !... ah! morbleu ! quand une vieille femme Aime encor les plaisirs, pour eux elle est de flamme. Je dois, je dois punir tant de légèreté; Courons à cette fête où je suis invité. En galans procédés vous êtes un grand maître, Monsieur le duc; eh bien! vous allez me connaître. On trouve à qui parler, quand on s'adresse à moi. J'irai, je le verrai, je veux lui dire...! Eh! quoi? Que je viens... Moi, jaloux ! non , cette frénésie . N'a point part aux transports dont mon âme est saisie. Je ne suis pas jaloux ; ma femme est jeune encor. Je veux l'accompagner pour qu'elle ait un mentor. Par simple bienséance. Oui, quelqu'un! qu'on s'empresse ! Mon habit !
Quoi, monsieur...!
BANVILLE
Obéis et me laisse.
VALENÏIN.
Où voulez-vous aller?
DAN VILLE
Je veux... je vais... je sors...
Obéis.
VALENTIN
11 est tard : (jue fercz-vous dehors?