ACTE m, SCENE IX
BANVILLE
Viens avec moi.
BONNARD
Tu sais que ce plaisir m'assomme ; Si j'étais comme toi , si j'étais un jeune homme, D'accord, mais entre nous ton goût met quarante ans. Qui diable aurait prévu ce nouveau contre-temps? Joseph est au spectacle avec ma gouvernante ; Il te prend pour la danse une ardeur surprenante ; Des retours impromptu dont je suis alarmé. Chez moi je n'ai personne, et tout est enfermé. Je suis sur le pavé, mon souper m'embarrasse. Quand on dîne le soir comme toi , l'on s'en passe ; Mais moi...
BANVILLE
Du célibat fais l'éloge à présent!
BONNARD
Oui dà, le mariage est bien plus amusant!
( le rappelant. )
Cours donc, va danser... Ah! que voulais-je te dire? Je ne m'en souviens plus... M'y voilà, je désire Que tu dînes chez moi. Quel est Ion jour ?
BANVILLE
Le tien.
BONNARD , le retenant.
Voyons , il faut choisir : veux-tu mardi ?
BANVILLE
C'est bien.
BONNARD, le rappelant.
Ah!
DANVILLE
Quoi ^
BONNARD
Ma gouvernante aimera mieux la veille.
DANVILLE
Bon.
BONNARD
x\tten(ls donc ! Sais-tu mon adresse ?
DANVILLE
A merveille.
Vdieu.
BONNARD, le rappelant.
Daiiville!
BANVILLE
Encor ! Parle.
BONNARD , aptes une pause.
liieu du plaisir.
( Danville soil à grands pas; Ronnartl le suit lenlcnicut en lc\aul les épaules. )