‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 135 sur 166 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

De plus je viens à pied, n'ayant pas de carrosse. Et ma foi!... Mais dis donc, c'est ton habit de noce: Quel honneur !

DAN VILLE

Ah! pardon!...

BONNARD

Je n'y vois aucun mal ; Je te trouve , mon cher.

DANVILLE

Mais ma femme est au bal , Et...

BONNARD

ïu restes pour moi, c'est d'un ami fidèle.

DANVILLE

J'allais la chercher.

EONNARD.

Bon ! quelqu'un est avec elle, Il la ramènera.

DANVILLE

Non pas, non pas.

Pourquoi?

vSerais-tu donc jaloux quand ta femme est sans toi?

DANVILLE

Non, certc.

266 i;école des vieillards.

BONWARD.

Eh bien ! alors , quelle mouche te pique ? Tum'étonnes, tu vas, tu viens, et, c'est unique. Tu n'as pas l'air content de me voir.

BANVILLE

Dieu! Bonnard, Je suis heureux, ravi; niais je... tu viens si tard! Excuse-moi, vois-tu... cette fête est charmante. Et je voudrais... pardon, c'est une envie ardente Que j'ai... j'aime le bal, un bal fait mon bonheur î Tu comprends.

BONJVARD.

Pas du tout.

BANVILLE

Un bal de grand seigneur, C'est si gai! cet éclat, ce bruit, cette jeunesse... Si fait, ce cherBoimard, il comprend mon ivresse, Il l'excuse, il permet...

BONNARD

Olil ne badinons pas.

BANVILLE

Je n'irai qu'un moment.

BONNARB.

Je le tiens par le bras.

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