‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 14 sur 166 · I.E PE'JPLK · texte numérisé non relu

I.E PE'JPLK

Chantons, chantons en lui le père des saisons,

Qui doivent à ses dons

L'éclat changeant de leur couronne.

UNE VOIX, parmi le peuple.

Ce doux pays, agréable à ses yeux, Est un jardin paré de ses largesses; Ce doux pays reçoit du haut des cieux De ses ravons les premières caresses.

UNE AUTrtE.

Sous une forme humaine il habita nos moiils,

Des fureurs du serpent délivra nos campagnes :

Il apprit aux bergers de divines chansons.

Que répétaient en chœur neuf vierges ses compagnes '.

CHOEUR

Ce doux pays, agréable à ses yeux , Répète encor ses vers mélodieux.

SECOND BRAME

Eh î comment garder le silence ?

Le réveil de la terre est un hymne d'amour: Dans les forêts, que leur souffle balance, Les brises du matin célèbrent son retour;

« Sonnerai , \V «' Joues.

La lucr, qui se soulève, en grondant le salue; Tourné vers l'orient, où brille un nouveau jour, Le lion se prosterne et rugit à sa vue ; Pour lui porter ses vœux au céleste séjour,

L'aigle, en poussant des cris, s'élance...

Eh! comment garder le silence?

Le réveil de la terre est un hymne d'amour.

UN GUERRIEU.

Je viens d'armer mon fds; soleil, de ton passage Que, féconde en bienfaits, sa gloire offre l'image: Qu'on admire l'éclat de ses exploits naissans;

Que le midi de sa noble carrière Brille, comme le tien, de feux éblouissans ; Qu'il meure comme toi dans des flots de lumière.

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