‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 21 sur 166 · S J.£ PARIA · texte numérisé non relu

S J.£ PARIA

Juscju'aux tloux iiiouvemens dont son aspect m'agite. Ils troublent ma ferveur j je m'accuse en secret D'un sentiment humain dont Dieu n'est pas l'objet. Mais je l'aime, et, soigneux de cacher ma faiblesse, Je me fais un tourment de ma propre tendresse. Néala me redoute; en lui tendant les bras Jamais je n'enhardis son timide embarras; Je n'adoucis jamais par un tendre sourire L'austère majesté qui sur mes traits respire. Quand un père à sa fille ouvre ses bras tremblans , Lui laisse avec amour baiser ses cheveux blancs, Je m'indigne, je pleure, et vois d'un œil d'envie Ce bonheur inconnu dont j'ai privé ma vie. Ma fille!... et je la perds; le ciel veut qu'à ce prix Je rachète un pouvoir qu'il m'a trop tôt repris ! Ma mort suivra de près cette épreuve dernière... Mais j'emporte au tombeau ma grandeur tout entière. Eh bien! n'hésitons plus, j'y souscris, c'en est fait!

EMPSAEL.

Ah ! sachez vous contraindre : Idamore paraît. Pourrez-vous déguiser l'horreur qu'il vous inspire?...

AKÉBAR , froideuitnt.

Quelle horreur? qu'avez-vous , et que voulez-vous dire? Voyez, je suis tranquille, et sur mou front serein

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