‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 27 sur 166 · ACTE II , SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE II , SCENE V

IDAMORE

Néala!.

NÉALA.

Qu'avez- VOUS?

IDAMORE

Si vous saviez,.,

NÉALA.

IDAMORE

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Ehb

1 CIPIl J

Vous m'aimez?

Moi, grands dieux !

IDAMORE

Mais d'un amour extrême, Sans borne, e'gal au mien?

NÉALA.

J'en appelle à vous-même.

IDAMORE

c'est moi que vous aimez, non le chef des guerrieiis, Non l'éclat de mon rang, mes titres, mes lauriers? Quel que soit l'abandon où l'avenir me livre, A ces biens fugitifs votre amour doit survivre?

NÉALA.

En doutez-vous?

i« T.K PAIUA.

IDAMORE

Jamais vous ne les avez plaints C'iOs malheureux, privés de l'aspect des humains...

NÉ\LA

C'-omment.^...

IDAMDKK.

Dont la tribu, proscrite et vagabonde, i'i'aîne après soi l'iiorreur et les mépris du monde?

NÉALA.

IS'achevez pas : leur nom est funeste, odieux; H souillerait l'air pur qu'on respire en ces lieux.

IDAMORE

Un d'eux... il était las de son sort misérable... Secouant lout-à-coup l'opprobre qui l'accable, 11 vient, combat, triomphe. Admis dans les cités, Il profane les murs par vous-même habités.

NÉALA.

Ab! que de son abord votre bras m'affranchisse; Un ennemi du ciel! un monstre!... Qu'il périsse; ! Point de pitié, frappez !

IDAMORF.

Frappez donc votre époux :

Cet emiemi, ce monstre embrasse vos genoux. Frappez.

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